Notre précédent article aura fait couler beaucoup d’encre, hélas pas des plumes les plus inspirées…

L’angle choisi peut déplaire à certains, nous en convenons, cependant l’article n’est que la synthèse de rapports et d’études officielles, disponibles publiquement (la bibliographie a été rajouté à l’article original).
Aucun argument à opposer donc, si ce n’est diversions et affabulations.

Le plus dérangeant dans ce contre feu bien orchestré, est la petite musique de certains Grimaudois, qui,  s’imaginant d’appellation d’origine protégée, s’arrogent le droit de décider qui a voix au chapitre.

Alors « fake news » ? Dossiers anciens sortis de leurs contextes ? Sujet nul et non avenu ? Faisons le point sur la question de cette frange de littoral qui intéresse beaucoup la Municipalité.

Des études et des rapports « anciens » donc obsolètes ?

Les premiers éléments que nous avons cité remontent à septembre 2008 avec les 173 pages de l’étude SOGREAH.

En août 2023, le PADD de la commune de Grimaud confirme ces travaux et les reprend à son compte :

"Outre le repositionnement et la restructuration des campings pour restituer la façade littorale, pour assurer une économie touristique pérenne et modernisée, l’accent devra être mis sur une offre renouvelée et adaptée à un tourisme respectueux du territoire et de ses habitants, conciliant diversité, complémentarité et excellence (tourisme « vert », balnéaire, bien-être, etc.)."

Enfin, en novembre 2024, le plan de mobilité simplifiée du Golfe de Saint Tropez intègre ces solutions dans ses propositions d’aménagement.

Il semble donc bien que ce sujet soit plus que jamais d’actualité, et c’est certainement très prochainement, avec la mise en œuvre du plan de mobilité du Golfe de Saint Tropez, que nous verrons les premiers projets sortir des cartons.

Aucune expropriation ?

« Repositionner […] les campings pour restaurer la façade littorale » comme le suggère le PADD peut-il vraiment se faire sur la base du volontariat ? 

On pourrait en douter et visiblement la Mairie aussi, si l’on se réfère à la tentative de 2019 de redessiner le trait de côte (c.f. Arrêté Préfectoral n° DDTM/SAD/UPEG - 2019/17 du 2 avril 2019)

Cette initiative entendait priver PG1 de sa plage et grever les Prairies de la Mer d’une bonne partie de sa façade littorale. Var Matin s’était fait l’écho du mécontentement des riverains dans ses colonnes (lire ici).

Fort heureusement, le dossier, assez mal ficelé, échoua à l’enquête publique.

Quelles conséquences pour Port Grimaud ?

L’échec de la tentative d’expropriation de 2019 n’a visiblement pas été bien digéré, puisque il est demandé en justice à PG1 depuis novembre 2023, la restitution de sa plage par la municipalité. L'affaire n'est toujours pas tranchée en 2025...

Ajoutons à cela la demande de restitution du parking visiteurs de PG1, au titre des biens de retour, et l’on voit se dessiner un projet de prise en main de tout le littoral de Port Grimaud, de la Capitainerie à Saint Pons.

La question de l’aménagement des plages de Port Grimaud, un non sujet ?

Preuve est faite que non, c’est même un sujet central si l’on en juge par le nombre d’études et de travaux qui y sont consacrées.

Ce qui interroge le plus est le désir de discrétion sur ces sujets et la volonté de maintenir le flou en procédant par petites touches.
Nous ne pouvons que nous étonner que des discussions autour de sujets d’intérêt général soit vécu par certains comme un dévoilement insupportable.

Notre article précédent ne se positionnait pas sur le bien fondé de tel ou tel aménagement, mais entendait mettre ces questions sur la place publique. 
Il nous semble nécessaire que la population dispose d'une vue globale sur cette mosaïque de projets, pour se prononcer de façon éclairée sur l'opportunité de chaque aménagement.

Nous sommes 2500 familles à former le village de Port Grimaud. Pour beaucoup d’entre nous, un bien à Port Grimaud représente une part très substantielle de notre patrimoine.
Il est plus que temps que nous soyons intégrés à l’équation.