La grande plage de Port Grimaud : les sujets qui fâchent...
par
Natacha Lamy
Tribunes
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Il devient urgent de porter attention à la plage, même hors saison, et que la mairie et l’ASPG coordonnent davantage leurs actions pour préserver la plage.
On observe actuellement, et ce depuis le 13 janvier, sur une portion du rivage, une conduite électrique laissée à même le sable et ballotée par les vagues, alors qu’un accès par la rue toute proche permettrait une installation plus sûre et plus discrète.
Par ailleurs, les dépôts temporaires liés au dragage, le passage répété de véhicules (travaux, nettoyage…) et l’installation de structures saisonnières contribuent à tasser fortement le sable. À certains endroits, la plage se durcit presque comme du béton, ce qui favorise la montée rapide de l’eau lors des épisodes de mer agitée, avec des débordements déjà constatés en bout d’avenue de la Mer.
Cette artificialisation progressive du sable pose aussi la question de la biodiversité : une tortue caouanne cherchant un site de ponte pourrait tout simplement renoncer face à un sol trop compact. Dans le même temps, de nombreux micro-déchets plastiques s’accumulent en profondeur.
Ne pourrait-on pas envisager, avant le printemps, un malaxage du sable pour l’aérer et le dépolluer en surface ?
Chacun peut également contribuer, à son échelle : ramasser un petit sac de déchets lors d’une promenade, en particulier les fragments de polystyrène dont les billes ne sont pas biodégradables, serait déjà un geste utile.
Préserver la qualité et le caractère vivant de notre plage est un enjeu collectif.